Le filin Fil d’information en santé environnementale

PAT du Pays de Fayence et santé : de micro-projets à la création d’un contrat local de santé

De nombreux territoires se sont dotés ou sont en cours de création de leur Projet Alimentaire Territorial. 28 sont recensés en Région Sud (source France-pat). Le pays de Fayence a initié le sien en 2021 avec une orientation sur la thématique de la santé jusqu’à la création d’un contrat intercommunal de santé.

La Communauté de Communes du Pays de Fayence a lancé en 2021 son Projet Alimentaire Territorial (PAT) avec une orientation très axée sur la santé, en s’appuyant sur le GAPS, Groupement des Acteurs et Professionnels de la Santé, avec lequel des projets en promotion de la santé s’étaient déjà concrétisés depuis une dizaine d’années. La mise en place du PAT s’est donc orientée naturellement sur des activités en lien avec la santé.

Le PAT s’appuie sur 7 axes d’intervention et a deux publics cibles prioritaire :  les enfants et les publics en situation de précarité. Chaque axe d’intervention déclenche un dispositif d’expérimentation et un groupe de transition. L’axe 6 encadre les interventions en santé / nutrition. Deux projets expérimentaux ont vu le jour dans ce cadre :

Le Passeport Scolaire Alimentation Durable
Le projet visait d’abord à sensibiliser les scolaires à une alimentation durable et saine. En 2023, un « Passeport Scolaire Alimentation Durable » a été mis en place pour des ateliers, visites et activités autour de la nutrition, de l’agriculture locale, de la lutte contre le gaspillage et de la gestion de l’eau, touchant 900 élèves. Le volet sport santé comprenait une animation autour de jeux sport/santé pendant le temps périscolaire avec la mise en œuvre de la
circulaire APQ (« 30 mn d’activité physique par jour »). Le projet a permis également d’accompagner des personnels périscolaires des écoles. Une première expérimentation a vu le jour à Callian puis à Bagnols et à Montauroux.

Personnes en situation de précarité et APA

Un diagnostic établi dans le Haut Var avait permis de montrer que les personnes en situation de précarité, en rupture d’accès aux droits sociaux et à la santé, étaient aussi celles ayant besoin d’une activité physique adaptée (APA). Un projet expérimental a pu être mis en oeuvre : les personnes qui se rendaient au Relais Solidarité lors de la distribution de colis alimentaires pouvaient être reçues parallèlement par la CPAM lors de ses permanences trimestrielles d’accès aux droits sociaux et de santé. Une détection des personnes en demande de retour à l’activité physique était réalisée à ce moment-là. Ce sont 2 séances par semaine pendant 3 mois via la Maison sport santé qui ont pu être ainsi proposées. L’APA est finalement un moyen de repérage des difficultés en santé plus globalement mais aussi un outil de transmission d’informations sur la santé sociale en petits groupes et d’infusion de valeurs morales inhérentes au sport : dépassement de soi, confiance en soi etc.

Ces exemples de micro-projets partenariaux ont montré leur efficacité un à un, jusqu’à former un programme territorial global, ce qui a permis le dépôt d’une candidature auprès de l’ARS pour le lancement d’un contrat local de santé intercommunal, candidature validée, ayant vocation à recouper les actions traditionnelles de santé publique ainsi que les action santé du PAT.

C’est la démonstration qu’un partenariat public et privé coconstruit au fil du temps à petite échelle avec les différents partenaires, ici le GAPS dans le cadre du PAT, permet de déboucher sur une feuille de route territoriale stratégique sur la thématique santé.

Partager la page